John Lennon disait “La vie est ce qui se déroule, pendant que tu la planifies”.
Gérer une maison d’hôte n’a jamais été sur ma liste de choses que j’avais envie de faire.
Lorsque je vendis mon agence de ressources humaines aux Pays-Bas, j’avais planifié de passer notre retraite en France pour y célébrer la vie de couple en profitant l’un de l’autre.
Finalement, nous avons acquis une ruine à Tarifa plutôt qu’en France et nous l’avons rénovée pour en faire notre foyer. Mais avant même que nous ayons eu le temps de déménager, mon mari mourut.
« Rester ou partir ? » telle était la question. Je revins de vacances à Marrakech où j’avais logé dans un « dar » merveilleux composée d’une série de suites autour d’un patio central et je découvris que la ruine à côté de ma maison était en vente. Le « Mektoub » comme on dit en arabe. Entrepreneuse un jour, entrepreneuse toujours, je vis là une opportunité servie sur un plateau. Je pourrais construire et gérer un « dar » à Tarifa.
Aujourd’hui quinze ans ont passé et Dar Cilla fonctionne depuis dix ans. Avec Martina, que je connais depuis qu’elle est bébé et qui est la fille de nos anciens voisins aux Pays-Bas, nous avons crée un endroit que beaucoup de nos hôtes appellent « un foyer en dehors de la maison », pour les voyageurs qui apprécient le style et la commodité.
J’ai vécu et travaillé de nombreuses années en Afrique, en autre en Egypte, au Soudan, au Congo. .. Ma première visite au Maroc fut une caravane que l’on conduit des Pays-Bas jusqu’au Caire en traversant le Maroc, l’Algérie, la Tunisie ; la Lybie et l’Egypte. Tout ça avec un bébé de quatorze mois dans les bras.

Zoë Ouwehand-Reid, Tarifa, Cadiz.

English by birth, Dutch by marriage, international at heart!